18 juin 2019

INTERVIEW : Hajar Aqira (Generali) : le juridique s’adapte à l’écosystème fintech

Le 03 avril 2019, l’événement Rencontres Corporates Juridiques a permis d’organiser à La Place une discussion ouverte sur la relation entre startups et grandes entreprises, et le rôle de la fonction juridique dans ces collaborations. Hajar Aqira, juriste chez Generali, faisait partie des intervenants aux côtés d’autres grands groupes comme Crédit Agricole et Capgemini. Elle revient sur les temps forts de cette rencontre inédite avec l’écosystème fintech.

 

Quelle impression gardez-vous de cet événement Recontres Corporates Juridiques à La Place?
Nous avons rarement l’occasion d’échanger directement avec des partenaires fintechs et startups en dehors des négociations commerciales. C’était intéressant de pouvoir échanger plus simplement avec eux en amont, cela permet d’aller plus loin dans la compréhension de chacune des parties, en dehors de tout rapport de force que l’on peut rencontrer pendant les négociations. Il y a une vraie demande de la part des fintechs. Cette rencontre leur a permis de mieux préparer certains points importants de leurs projets afin de mener leurs négociations dans de meilleures conditions. Ce type  d’échange permet de faciliter la validation juridique du projet.

 

Comment est née cette idée de rencontre entre services juridiques et fintechs ?
C’est suite à une demande de la direction de la communication de La Place. L’objectif était de permettre aux juridiques de prendre part à ce type d’événement et de rencontrer de façon informelle les partenaires fntechs en dehors des négociations commerciales. Cela permet de vulgariser quelques notions, mais c’est avant tout une rencontre qui permet de faire comprendre notre métier, d’expliquer pourquoi nous sommes amenés à être pointilleux sur certains points de nos contrats, surtout dans des secteurs très réglementés comme l’assurance ou la banque. Le deuxième volet de cette rencontre, c’est de permettre aux personnes présentes à l’événement de nous demander des conseils pour leur faire comprendre les attentes et contraintes juridiques pour des partenaires issus de l’écosystème fintech.

 

Quel regard portez-vous sur l’évolution constante de l’écosystème fintech : les technologies avancent, et le juridique doit s’adapter à ces changements.
Il est vrai que nous devons nous adapter à une évolution technologique concrète, avec les règles de droit qui restent les mêmes. Il faut donc réussir à comprendre l’apport de ces technologies pour essayer, avec notre panel existant de règles de droit, de les encadrer. Il faut noter qu’il y a une évolution de la réglementation, notamment en ce qui concerne la protection des données personnelles. Au niveau européen, certains outils comme le RGPD nous permet de mieux encadrer ces technologies.

 

Quelle est l’idée reçue la plus persistante concernant  le juridique ?
L’idée reçue la plus répandue, c’est de croire que le juridique ne s’adapte pas, et impose son contrat de plusieurs pages sans chercher à changer certaines clauses. Pendant  cet événement, nous avons pu expliquer comment il est possible d’adapter nos modèles contractuels à ces partenaires fintechs avec des contrats agiles. Le but est d’alléger certains aspects du contrat afin de pouvoir démarrer le projet, avec un cadre qui reste solide.

 

 

Quel bilan dressez-vous de cette rencontre ? Seriez-vous prête à renouveler l’expérience ?
Oui, sans hésiter. C’est assez rare pour des juristes de pouvoir discuter avec des opérationnels, encore une fois en dehors des négociations commerciales. D’habitude nous échangeons avec nos pairs. Lors de cet évènement à La Place, nous avons pu élargir le débat et c’était intéressant de discuter avec des juristes qui travaillent au sein de ces fintechs et de ces startups, car ils sont directement confrontés à ces questions liées à l’encadrement et à la réglementation. Nous avons ainsi pu mieux comprendre leurs missions au quotidien.

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